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dimanche 24 avril 2011

France - «Cela va totalement modifier l'activité des avocats»

INTERVIEW - Ma?tre Arnaud Lefaure, avocat à Nanterre, est régulièrement commis d'office pour les personnes interpellées par les services de police. Il explique au Figaro.fr l'impact de la réforme de la garde à vue sur son travail.

LE FIGARO- En quoi la réforme de la garde à vue va modifier votre travail au quotidien ?
Jusqu'à présent, les avocats faisaient sept heures de permanence par mois pour les gardes à vue, divisées par plages horaires (7h-14h, 14h-22h, 22h-2h, 2h-7h). Sur ce temps, on pouvait voir plusieurs personnes gardées à vue. Avec la réforme, on pourra suivre quelqu'un pendant 24 heures s'il le désire, voire 48 heures si la garde à vue est prolongée. Les permences pourront donc être beaucoup plus longues, avec moins de clients. Il va donc falloir beaucoup plus d'avocats disponibles pour pouvoir assister le même nombre de personnes. Cela va considérablement modifier l'activité des cabinets.
La présence d'un avocat lors de toutes les auditions va nous prendre beaucoup de temps, forcément. Cela me fera autant de temps en moins pour le cabinet d'avocat auquel je collabore, et qui représente 80% de mon activité. Cela risque d'être une difficulté.
Qu'en est-il de la rémunération des permanences, qui pourront donc être beaucoup plus longues ?
Si on est commis d'office comme moi, c'est la chancellerie qui décide du montant ; les discussions sont en cours. Mais l'indemnisation sera la même, que l'on reste deux heures ou toute une journée avec le client : la chancellerie a proposé une rémunération de 300 euros jusqu'à 24 heures. Jusqu'à présent, l'entretien de trente minutes avec le client en début de garde à vue était rémunéré 61 euros hors taxes. Après, si l'on n'est pas commis d'office, on est libre d'imposer nos honoraires, comme une intervention classique.
Le fait d'être présent tout au long de la garde à vue va-t-il avoir un impact, positif ou négatif, sur votre manière de défendre votre client ?
Cela change évidemment tout pour l'avocat, qui pourra défendre son client tout au long de la garde à vue. Après, je pense que cela rendra les dépositions faites en garde à vue beaucoup plus difficiles à contester lors d'un éventuel procès. La réforme n'aborde pas non plus le coeur du problème : l'accès complet au dossier. Avec la réforme, on aura juste les procès-verbaux, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent.
De même, je ne suis pas s?r que nous aurons une très grande liberté lors des auditions, en dehors de pouvoir poser des questions ou demander des précisions à la fin. Je ne suis pas certain que l'on pourra faire modifier les déclarations, ou aider le client s'il ne sait pas quoi répondre. Il va falloir attendre quelques semaines pour voir comment tout cela va vraiment se dérouler.

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lundi 18 avril 2011

Un village d’irréductibles Gaulois du Mali

Au carrefour de la Porte des Lilas, à Paris, face au Mac Do, il y a depuis le 12 octobre de l’année dernière, un piquet de grève tenu par des travailleurs sans papiers que sont : Mohamed, Moussa, Mamadou… Ils sont d’origine malienne de l’ethnie ? soninké ? et sont à l’image de nombreux autres hommes que l’on nomme étrangers ou immigrés. Ils ont quitté un village, une ville, un pays, famille et amis ; pour une vie à la dure, comme celle que mes parents sont venus trouver. Pour des boulots, difficiles et pénibles, usants.
Ces hommes se sont mis en grève, pour obtenir la régularisation de leur situation. Ils occupent un bout de chantier du tramway et y ont installé un campement, entouré de barrières où sont attachées des banderoles explicatives ou revendicatives. Ils sont soutenus matériellement par des syndicats, des maires et des habitants du quartier.
J’ai découvert l’endroit en pleine nuit, à 4 heures du matin alors qu’avec Maryse, on distribuait des couvertures et autres sacs de couchage pour qu’ils se protègent du froid de la rue. Après avoir pris lecture des banderoles, nous sommes entrés dans ce petit village pour leur donner ce que nous avions avec nous. Etonné de nous voir, ils nous ont proposé de nous réchauffer autour d’un thé, nous ont fait part de leur situation, et ont refusé notre générosité déjà précédée par celle des habitants du coin.
C’est assez extraordinaire de passer des moments sous la grande tente. Partager des bouts de vie en toute simplicité. Partager un thé, ou un repas tous installés autour d’un grand plat avec nos fourchettes à cinq doigts.
Ils luttent pour améliorer leurs conditions, et contre la fatalité. Il y a parmi ces ouvriers un fort taux d’analphabétisme. Un certains nombres ont décidé d’apprendre à lire et à écrire le fran?ais avec l’aide de bénévoles. Je crois qu’ils n’ont jamais passé autant de temps avec des non-Maliens que depuis leur installation à ce carrefour de la Porte des Lilas, carrefour des cultures. Je vous invite à passer voir ces courageux. Ils ne vous mangeront pas, je vous assure, dites-leur que vous venez de ma part, et que je les aime.
Daniel Figueiredo

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lundi 11 avril 2011

Louga, des hommes fantômes et des femmes seules

De toutes les régions du Sénégal, Louga est celle qui se singularise le plus par son taux d’émigration élevé. Le go?t de l’aventure est fortement ancré dans cette région où il n’existe pratiquement pas d’unités industrielles. Avec le ch?mage endémique qui y sévit, les jeunes de la région ont fait de l’émigration la clé de la réussite. Cette propension à aller chercher fortune à l’étranger entraine des conséquences pas toujours avantageuses pour la ville et ses habitants.
Situé au centre du Sénégal, la ville de Louga capte l’attention du visiteur par ses belles maisons à l’architecture occidentale et ses rues quasi désertes. Cette situation s’explique par le fait que la majorité des hommes valides partent à l’aventure. Prendre le large est le rêve le mieux partagé par les Lougatois. Avant même l’age adulte, les habitants de cette ville se laissent guider sur les sentiers de l’aventure à la recherche d’un meilleur lendemain ailleurs. Cet ailleurs qui n’est autre que l’Europe ou l’Amérique. Cette quête permanente d’un idéal de vie à l’étranger fait de cette région une des plus grandes  pourvoyeuses de Sénégalais établis dans les grandes métropoles occidentales.
L’apport financier des émigrés au développement économique et au boom immobilier de la capitale du Ndiambour (nom traditionnelle de la région) ne souffre d’aucune contestation. Mais leur absence quasi permanente soulève une problématique sociale de plus en plus préoccupante. L’émigré laisse souvent son ou ses épouses -la plupart sont des polygames- au bercail pendant de longues années en attendant que la chance veuille bien lui sourire en Europe ou en Amérique. Certains peuvent même rester des années sans donner signe de vie en attendant que les portes de la réussite s’ouvrent pour eux dans leur pays d’accueil.
Au cours d’une enquête menée dans la région, la plupart des femmes d’émigrés interrogées jugent que leur vie n’est qu’une succession de souffrances. L’étude a montré qu’elles font face à d’énormes difficultés. Des problèmes qui sont liés à l’absence de leur conjoint. De la solitude au manque d’argent en passant par les divorces, les maladies etc., ces femmes subissent le diktat d’une société traditionnelle parfois très peu conciliante avec la gent féminine. La culture wolof très ancrée dans cette région est quelque peu misogyne. Au nom d’une croyance au décret divin, elle admet qu’une femme doit obéissance à son mari. Selon les coutumes, une femme ne s’épanouit que dans le mariage. Par conséquent le divorce est mal per?u dans cette société.
Ces femmes qui ne savaient pas que dans le contrat les liant à ces hommes supposés riches, il y avait une clause de solitude et de malheur en tout genre, n’ont d’autres choix n’ont d’autres choix que d’attendre le retour de leur époux malgré les privations. Curieusement, la difficile condition de certaines femmes d’émigré ne décourage pas leurs jeunes s?urs qui s’adonnent à la chasse au ? Modou-Modou ? (émigré en wolof). A Louga, l’émigré est encore roi.
Khady Lo

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lundi 4 avril 2011

Et si c’était, aussi, la faute du « Monde » -

Fantastique témoignage de Mustapha Kessous dans son journal, Le Monde. Fantastique, parce qu’il est sincère, poignant, étayé ; mais au fond, bien s?r, consternant sur le racisme ordinaire de la police, des agences immobilières, des simples gens. Elles sont inacceptables, toutes ces discriminations qu’affronte, en France, un citoyen fran?ais d’origine étrangère, et cela au moment où les Etats-Unis sont présidés par un certain Barak Obama.
Depuis deux jours, les blogueurs du Bondy Blog font circuler l’article de Mustapha Kessous et en recommandent la lecture à leurs amis. Elles et ils s’appellent Nassira, Widad, Kamel, Mehdi, Badroudine, Zineb, Mathy, Idir, Chaker, etc. Tous ont des histoires semblables à raconter et ils le font, notamment dans leurs articles.
Pour notre part, ce qui nous frappe le plus, ce sont les mésaventures de M. Kessous liées à l’exercice de son métier. Lorsque les personnes qu’il va interviewer n’arrivent pas à croire que c’est bien lui qui a demandé rendez-vous et vérifient sa carte de presse. Ou lorsque certains appellent le siège du journal pour signaler ? qu’un Mustapha se fait passer pour un journaliste du Monde ?.
Et là, nous nous demandons s’il ne manque pas, à c?té du témoignage de Mustapha Kessous, un petit encadré signé par la rédaction en chef de ce grand quotidien, qui dirait, en substance :
- Le Monde a décidé de publier ce témoignage pour instruire ses lecteurs sur les discriminations inacceptables dont sont victimes des citoyens fran?ais, en raison de leur origine, de leur faciès ou de leur nom.
- Le Monde reconna?t sa part de responsabilité dans l’arriération d’une partie de la société fran?aise à l’égard de ses propres citoyens. Notre journal ne compte qu’un seul ? beur ? parmi ses centaines de rédacteurs lequel, hélas et comme on peut le constater, essuie les platres. Néanmoins, Le Monde s’engage à banaliser les signatures ? issues de la diversité ?, parce qu’un journal comme le n?tre se doit d’être à l’image du pays qu’il décrit et qu’il renseigne.
Ce serait trop demander ?
Moustapha Kessous raconte son reportage en juillet 2004 sur l’?le de la Barthelasse, près d’Avignon. En vérité, il était alors en CDD au sein de ce vénérable journal et a été rappelé en novembre 2005 lorsque le Monde a eu besoin de ? couvrir ? les émeutes qui avaient éclaté en banlieue. Et c’est alors qu’il a fini par être vraiment engagé.
Que l’Assemblée nationale ne soit pas représentative de la diversité fran?aise est en soi un scandale, mais il s’agit là d’une machine lourde, qui passe par l’appareil des partis politiques et les arguties de chaque circonscription électorale. Mais que de grandes rédactions comme Le Monde, Le Figaro, Le Nouvel Observateur, L’Express ou Le Point, qui se doivent d’éclairer les choix publics et sont sensés se situer aux avant-gardes des tendances sociales et politiques, n’emploient qu’un seul, voire pas du tout de journaliste issu de la diversité, n’est-ce pas un scandale plus grand encore ?
Bien s?r, il y a en France tout un système qui conduit les individus à pouvoir frapper à la porte d’un grand journal. Ce système passe par les écoles de journalisme, lesquelles ne retrouvent bien souvent parmi leurs élèves que des profils semblables, de génération en génération, parce que s’il y a une chose qui marche parfaitement dans ce pays, c’est la reproduction des élites. D’ailleurs, la majorité des étudiants des écoles de journalisme sont issus d’autres grandes écoles, comme Sciences-Po.
C’est pourtant en train de changer : la cha?ne TF1 est venue piocher quatre rédacteurs du Bondy Blog, et la plus ancienne et l’une des plus réputées de ces écoles, l’ESJ Lille, a mis en place cette année, avec le Bondy Blog, une classe de ? prépa ? destinée à accompagner vingt étudiants issus des quartiers défavorisés jusqu’aux concours d’une douzaine d’écoles de journalisme, au printemps 2010.
L’antenne de Bondy de l’ESJ a d’ailleurs été inaugurée la semaine dernière, dans la relative indifférence des autres médias (reportage publié dans Libération du 21 septembre). Si tout se passe comme prévu, cette première volée se retrouvera sur le marché du travail à la rentrée 2012. L’objectif de l’opération, financée par les pouvoirs publics et quelques mécènes éclairés, est de faire fonctionner l’ascenseur social pour des étudiants qui le méritent mais aussi d’?uvrer pour la diversité au sein des rédactions fran?aises. Si toutefois certaines rédactions ne voulaient pas attendre la rentrée 2012 pour se diversifier, qu’elles sachent qu’il existe déjà, en France, de nombreux profils d’excellents journalistes issus de la diversité !
Serge Michel, président du Bondy Blog

Nordine Nabili, directeur de l’ESJ Bondy

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