Voici un concept unique: emprisonner son propre ADN dans une montre. Cette idée un peu folle a été commise par Daniel Floris Van Ree, une horloger hollandais. Chacune des “Personal DNA Watch” est ainsi une pièce naturellement unique et marque sans doute les débuts de la “bio-horlogerie”.
Cette montre? à remontage automatique d’apparence tout à fait classique contient de l’ADN enfermé dans un petit tube en saphir placé à 4h. Une partie du code génétique du propriétaire est gravé sur le fond du bo?tier.
Outre cette caractéristique, la Personal DNA Watch présente quelques fonctions intéressantes, parmi une date et une réserve de marche rétrogrades.
Pour placer l’ADN dans le tube con?u à cet effet, Van Ree fait appel à un laboratoire de biotechnologie qui prélève dans la salive l’ADN de son client. L’ADN est ensuite extrait et le code génétique est déterminé grace à des procédés? hi-tech (Polymerase Chain Reaction), sans doute les mêmes que ceux utilisés par la police scientifique. Ainsi décodé, l’ADN prend la forme de lettres: des encha?nements d’acides nucléiques (C,T,A,G). les fragments d’ADN sont ensuite placés dans un gel lui-même enfermé dans un tube en verre saphir et acier scellé et incorporé dans la montre.
Bien entendu, fabriquer cette montre pose des problème relatifs à la bioéthique: pourquoi ne pas enfermé l’ADN d’un autre dans sa propre montre? Pour éviter ce genre de cas de conscience, Van Ree garantie non seulement la confidentialité du code génétique de ses clients, mais vérifie si l’ADN fourni appartient bien à ceux-ci.
Caractéristiques techniques:
Mouvement: mécanique à remontage automatique, calibre VRW 001, décoré C?tes de Genève & Perlage, 28’800 alternances par heure, 43 rubis, antichocs Kif, 120h de réserve de marche, double barillet, vis bleueies, ajustement en 6 positions
Fonctions: heures, minutes, secondes, date rétrograde, réserve de marche rétrograde
Bo?tier: en acier AISI 316L, 42mm de diamètre, 14,1mm d’épaisseur,? 114 grammes, en 14 parties, étanche à 100m, verre et fond saphir traité anti-reflets et anti-rayures,
Cadran: blanc ou bleu, aiguilles bleuies ou rhodiées
Bracelet: en croco, boucle déployante en acier AISI 316L
Brice Hortefeux et Frederic Lefebvre à la sortie du conseil des ministres du mercredi 8 décembre 2010.
Crédits photo : ERIC FEFERBERG/AFP
VIDéO - Après avoir déclaré qu'il n'y avait pas de ?pagaille? au moment même où le centre régional d'information routière parlait de circulation impossible, le ministre de l'Intérieur multiplie les communications pour rectifier le tir.
Une petite phrase qui risque de laisser des traces. Mercredi à 16h30 - quelques heures après le début des chutes de neigeen ?le-de-France- le ministre de l'Intérieur assurait ne pas détecter de ?pagaille?. ?A ce stade, il n'y a pas de pagaille puisque le préfet de police est venu en quelques minutes?, expliquait Brice Hortefeux au cours d'une conférence de presse selon une retranscription de Paris-Match. Les problèmes, précisait le ministre, surviennent ?lorsque les routes sont inclinées?. ?Les conditions météorologiques entra?nent des complications, c'est le mot juste?, poursuit le locataire de la Place Beauvau . ?Généralement, vous savez ce qu'il y a avec ‘pagaille', c'est ‘pagaille indescriptible'. Vous voyez, précisément, là on décrit la réalité de la situation et ?a démontre qu'il n'y a pas de pagaille?, insiste-il. Pourtant, une demi-heure plus t?t le Centre régional d'information routière annon?ait que la circulation était impossible pour tous véhicules sur les principaux axes autoroutiers et sur le réseau secondaire d'Ile-de-France.
?Une dégradation rapide la situation météorologique?
Au vu des événements, cette intervention du ministre tourne à la gaffe de communication, moquée depuis par des auditeurs sur les radios et par responsables politiques. Conscient que ses propos ont été peu appréciés des milliers de Franciliens coincés dans leur voiture ou forcés de rentrer chez eux à pied, Brice Hortefeux multiplie, depuis jeudi matin, les corrections de tir. Jeudi à 7h45, un communiqué ?appelle à l'extrême vigilance de chacun et au strict respect des consignes du préfet de police?. Le texte ?déconseille fortement la circulation sur le réseau routier d'Ile-de-France, sauf impératif professionnel absolu? et demande aux automobilistes de ?ne pas abandonner leur véhicule sur la chaussée?. Brice Hortefeux, auquel l'Elysée aurait demandé d'être sur le front selon BFM-TV, fait le tour des matinales radiophoniques de RTL et Europe 1, en essayant de justifier ses propos de la veille. ?Je me suis exprimé à 16H30 et j'ai dit à ce stade, il n'y pas de pagaille, ce qui était le cas. Après, la situation météorologique s'est dégradée de manière rapide?.
Une mission d'expertise commandée
?Nous avons connu un épisode météorologique comme nous n'en avons pas connu en Ile-de France depuis 23 ans?, a rappelé le ministre. Avec 11 cm de neige tombés en quelques heures, la région n'avait connu pareille tempête depuis 1987, selon les statistiques de Météo France. Il y a eu des opérations de salage effectuées dès la nuit précédente (...) mais quand il fait très froid, le salage n'a pas une durée d'efficacité très longue?, a fait remarquer Brice Hortefeux. Sur France Info ,le ministre a bien précisé avoir ordonné qu'aucun PV ne soit attribué aux automobilistes ayant abandonné ou mal garé leurs véhicules à cause de la neige. Puis jeudi midi, Brice Hortefeux, qui a renoncé à un déplacement prévu au Maroc pour faire face à la situation, annonce la commande d'une ?une mission d'expertise sur les méthodes d'action des pays d'Europe occidentale face à de tels phénomènes climatiques?. Autrement dit, voir comment nos voisins d'Europe de l'ouest réagissent en cas de chutes de neige massives. Brice Hortefeux reconna?t d'ores et déjà que la France doit s'améliorer en matière de procédures d'alerte des usagers et de capacités des moyens de transport.
Plusieurs responsables de l'opposition et du centre n'ont pas manqué l'occasion d'ironiser. ?Peut-être que les capteurs d'information du ministre de l'Intérieur étaient eux aussi victimes du gel et du froid. Pour ceux qui ont passé la nuit dans leur voiture, c'est sans doute difficile à entendre?, a pointé Jean Arthuis, sénateur, président de l'Alliance centriste. ?Beaucoup de Fran?ais galèrent en ce moment et c'est vrai que la parole du ministre de l'Intérieur est un peu malheureuse, mais je ne voudrais pas l'accabler outre mesure?, a temporisé Ségolène Royal.
Plusieurs memebres du gouvernement et de la majorité ont tenté de voler au secours de Brice Hortefeux. ?On n'a pas réussi à prévoir l'intensité de la précipitation. Lorsqu'il tombe en Ile-de-France 10 à 20 cm en quelques heures, on n'est pas adapté à répondre? a confié le nouveau président du groupe UMP à l'Assemblée, Christian Jacob. ?Plut?t que de se moquer, il faut regarder la situation météorologique exceptionnelle. Il y a eu une nette dégradation des températures qui n'était pas prévue? a fait valoir Nadine Morano sur RMC. Même argument chez Thierry Mariani, secrétaire ‘Etat aux Transports. ? L'épisode neigeux a été plus brutal et est arrivé plus t?t que Météo France ne l'annon?ait?, a-t-il dit. En pleine grève des raffineries, l'ex-ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo avait lui longtemps entendu parler de sa phrase sur l'absence de ?pénurie? d'essence. Pour certains commentateurs, cette maladresse aurait contribué à diminuer les chances de Jean-Louis Borloo d'accéder à Matignon. (Avec agences)